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Les Mahdiens disent de leurs plages que ce sont les plus belles de Tunisie. Elles comptent en tout cas parmi les moins fréquentées. Sable couleur farine, mer turquoise ; pas d'algues indésirables et une brise qui en été rafraîchit agréablement. Un atout non négligeable, d'autant que Mahdia offre également l'avantage de ne pas être encore trop développée touristiquement. Les hôtels - une vingtaine - sont regroupés à l'extérieur de la ville, le long de la plage qui s'étire en ruban sur plusieurs kilomètres.

Autre bon côté de Mahdia : son allure "photogénique", côté pile (son centre-ville aux petites places ombragées d'arbres) et côté face (son café le long de la corniche qui rappelle celui de Sidi Bou Saïd, ses vieilles façades en front de mer, son cimetière marin, ses ruines antiques).
 
.BORJ EL KEBIR (FORT OTTOMAN):

Plus originale que la Grande Mosquée, son architecture dépouillée et l’absence de minaret la rendent plus semblable à une forteresse qu’à un bâtiment religieux.

Cette imposante tour du Xe siècle était la tour de garde des Fatimides. Aujourd’hui, chaque vendredi, elle regarde se dérouler le marché traditionnel féminin des soies et des bijoux. Les brodeuses de la ville ou de l’arrière-pays viennent présenter leurs œuvres chatoyantes. Velours épais, fils d’or, perles fines, tout pour le raffinement du costume.

Informations pratiques :
Ouvert tous les jours, sauf les lundis, de 9h à 16h en hiver, de 9h à 19h en été. Entrée : 4 DT, supplément photo : 1 DT.


.LES FORTIFICATIONS:

La construction des fortifications commence dès 916 après J.-C. et dure cinq ans. Ville inaccessible, Mahdia occupe un rôle politique et économique de premier ordre dans l’histoire arabo-islamique et 
méditerranéenne durant plus de 500 ans. 

Vous pouvez encore apercevoir l’un des socles, au nord, où reposait une des deux tours rondes qui fermait le canal protégeant les trois murailles terrestres de la ville. L’unique entrée de la ville se trouvait alors au sud.


.LA GRANDE MOSQUEE:

75 m de longueur pour 55 m de largeur, construite par Obeid Allah el Mehdi entre 909 et 934, il s’agit de la première mosquée fatimide. Pas de minaret, l’appel de l’imam se fait de l’une des deux tours. Elle est transformée sous l’occupation espagnole en sanctuaire. L’unique partie datant du Xe siècle est sa partie nord. Elle a été remaniée selon le plan original dans le cadre des grands travaux de restauration initiés par le président Bourguiba en 1964, sur un terrain gagné à la mer.

 L’architecture des galeries est très sobre. La partie ancienne de la salle de prière a été soigneusement conservée. Le plan de la salle de prière est influencé par la grande mosquée de Kairouan. En forme de niche, le mihrab est creusé dans le mur occidental de la salle hypostyle et se constitue d’un demi-cylindre et d’une demi-coupole côtelée découverte pendant les fouilles de 1960. Il représente un héritage du XIIe siècle pendant l’occupation normande.

En sortant de la grande mosquée, prenez à droite le chemin qui longe la mer jusqu’au palais d’El Kaïem. Construit entre 916 et 921, il appartient alors au calife fatimide, la partie nord avec une très rare mosaïque est visible.
A droite de ce palais, le grand bâtiment construit à la fin du XVIe siècle n’est autre que la forteresse turque, El Borj El Kbir. Erigé par les militaires ottomans installés après le départ des Espagnols, il permet de protéger à nouveau Mahdia des invasions étrangères. Pendant l’été, il se transforme en lieu de fête en recevant les divers festivals.

Informations pratiques :
Ouverte de 9h à 13h tous les jours, entrée 1 DT symbolique. Mais soyez attentif aux horaires de prières affichés sur la porte.


.LA MEDINA:

Sa structure est organisée en deux périphéries est-ouest : une qui commence de la Skifa el Kahla pour se terminer à la place de la grande mosquée. 

Elle regroupe les espaces publics que sont les cafés, les ateliers d’artisans (on en dénombre une centaine aujourd’hui), le hammam et la mosquée. L’autre espace dédié aux habitations atteint l’ouest de la Skifa jusqu’aux limites du cimetière marin.
La médina accueille deux mosquées en son sein.


.LE PORT DE PECHE:

Construit en 1976 puis agrandi à deux reprises. Capacité d’accueil de dix bateaux de plaisance, 4,50 m de tirant d’eau. Ce port est spécialisé dans la pêche aux poissons bleus, grâce à la lueur de lamparos, cette pratique de pêche nocturne en mer calme et sans lune consiste à attirer les bancs de poissons.

 Le départ des chalutiers est un moment plutôt magique, le port se retrouve alors illuminé comme la plus belle des crèches.
 
Parmi les espèces qui peuplent les fonds de la zone, on trouve bogues, comète coussut (Decapterus rhonchus), coryphène commune, pastenague épineuse, gros denté rose, bar européen, sars à 
tête noire, mérou et mérou royal, thonine commune, marbré, mulet porc, tasser gal, maquereau, rascasse et petite roussette pour ne citer qu’eux. Le port dispose d’ateliers de réparation tels que mécanique navale, électronique et électricité, menuiserie et charpenterie.


.LA SKIFA EL KAHLA:

L’unique vestige des anciennes murailles, la Skifa, est intégré au système de remparts reconstruits par les Turcs à la fin du XVIe siècle. Porte de la ville fortifiée, la Skifa el Kahla était la tour principale de la deuxième ligne de défense pour barrer l’accès de la ville par voie de terre.

 Deux parties composent l’édifice, un fortin de 18 m restauré fin XIXe et un vestibule voûté qui le prolonge et qui servait de défense, mais aussi de passage commercial une fois par semaine durant le souk.

Mahdia était dotée également de fortifications maritimes, des petits remparts jalonnés de plus d’une centaine de tours de garde. La porte maritime était fermée grâce à une chaîne en fer tendue entre deux 
saillants, et reliait la passe à la mer.

MUSEE DAR SGHIR:

Un charmant petit musée dans une maison traditionnelle tunisienne, sur la vie, les coutumes et habillements tunisiens. Autour d’une petite cour sont disposées les pièces principales de la maison racontant
chacune une histoire, de la chambre conjugale avec un costume de mariée brodé d’or, à la vieille cuisine traditionnelle. Le musée manque d’animation, un peu morne.

Informations pratiques :
Ouvert de 8h30 à 20h l’été et de 9h à 17h l’hiver. Entrée 4 DT. Derrière le Borj Erras.


.MUSEE REGIONAL ARCHEOLOGIQUE DE MAHDIA:

Sections punique, romaine, islamique, antiquité lybico-punique, romano-africaine. Mosaïques trouvées sur le site d’El Jem. Accès dans le musée à la tour de la Skifa. Vue panoramique.
Informations pratiques :
Ouvert du mardi au dimanche. L’hiver de 9h à 16h, l’été de 9h à 13h et de 15h à 19h. Entrée, 5 DT.


.LA NECROPOLE PUNIQUE:

Rendez-vous à l’est du port punique, sous les fondations du palais, El Kaïem. Une série de tombes taillées dans la roche, qui touchent presque la mer, confirment que le site de Mahdia fut habité depuis l’époque punique. 

On imagine que ces tombes ne représentent qu’une partie d’une nécropole qui s’étend sur une plus grande partie de la presqu’île.
Le cimetière marin, célèbre pour le calme et la plénitude qu’il procure, est unique.

 Si vous avez la chance d’être là au printemps, vous pourrez apprécier la lumière incroyable des marguerites jaunes sur des petites collines parsemées de centaines de tombes blanches qui s’évanouissent dans le bleu méditerranéen et qui entourent un tout petit port de pêche. 

Les pêcheurs rangent leurs filets dans des barques colorées, des chemins sont tracés près des tombes et des enfants nagent et rient sur des vieilles ruines, très émouvante fusion de la vie et de la mort. Chaque jeudi, une vieille tradition veut que les Mahdoises se rendent au cimetière pour visiter leurs morts.